Éclairage

Pose des bordées de la coque

La bordée : Une fine latte de bois clair est appliquée horizontalement le long de la partie supérieure de la coque. C’est la première pièce du “bordage”, qui va définir la courbure…

Maquette bateau bois voilier miniature artisanal en court de création

L’habillage des œuvres vives : Le bas de la coque

La descente : Du pont vers la quille

Le défi technique :

À mesure que l’on descend, la forme de la coque devient plus complexe. Le bois doit non seulement suivre la courbe longitudinale du navire, mais aussi commencer à s’incliner vers l’intérieur pour rejoindre le fond de cale. Comme le montrent les photos de cette section, j’ai multiplié les points de fixation pour forcer les lattes à épouser ce galbe prononcé. C’est ici que l’on commence à percevoir la véritable « ventre » de L’Hermione, cette forme caractéristique qui lui assurait sa stabilité en mer.

La fondation : Remontée depuis la quille

Parallèlement à la descente depuis le pont, il est souvent nécessaire de commencer la pose à partir de la quille pour remonter vers les flancs.

Une assise solide : La pose des premières lattes contre la quille est fondamentale. Elles forment l’assise du navire. Dans cette partie basse, les lattes subissent des torsions importantes, notamment à l’étrave (l’avant) et à l’étambot (l’arrière). Les images illustrent bien l’utilisation intensive des pinces pour maintenir le bois contre le bas des couples. Cette méthode permet de s’assurer que le bas de la coque est parfaitement symétrique et solide avant de venir fermer les derniers rangs.

Façonner les extrémités : Proue et Poupe

La Proue : Maîtriser la torsion à l’étrave

La proue (l’avant du navire) est sans doute la partie la plus exigeante lors de la pose des bordées. C’est ici que les lattes de bois doivent subir une torsion extrême pour rejoindre l’étrave et épouser la forme effilée du vaisseau.

Une cambrure sous contrainte : Comme on peut l’observer sur les clichés de cette section, chaque latte est soigneusement ajustée pour suivre le devers des premiers couples.

  • L’importance du bridage : Pour éviter que le bois ne fende, j’utilise des pinces de serrage positionnées au plus près de l’étrave. Ce maintien rigoureux permet de « forcer » doucement la latte à prendre sa forme définitive sans créer de tension qui pourrait déformer l’ossature.

  • L’affinement des lattes : Vers l’avant, l’espace disponible sur les couples se réduit. Il est donc nécessaire de « brocheter » (affiner) l’extrémité des lattes pour qu’elles s’insèrent harmonieusement sans se chevaucher, garantissant ainsi une proue lisse et hydrodynamique.

La Poupe : Donner du volume au tableau arrière

À l’opposé, la poupe (l’arrière) présente des volumes beaucoup plus larges et des arrondis complexes, notamment au niveau du tableau arrière où le navire s’évase.

Fermer l’arrière avec élégance : Les photos montrent bien la transition entre les flancs rectilignes et la courbure prononcée de la poupe.

  • Le respect du tableau : Les lattes viennent mourir contre les derniers couples de poupe, formant une base solide pour le futur tableau arrière richement décoré.

  • La technique du clouage provisoire : En complément des pinces, j’utilise parfois de petites pointes de maintien (que je retire après séchage) pour plaquer les bordées hautes dans les courbes les plus rebelles. Cette étape est cruciale pour que l’arrière du navire conserve cette silhouette imposante et majestueuse, typique des frégates du XVIIIe siècle.

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