Éclairage

Pose des bordées de la coque

La bordée : Une fine latte de bois clair est appliquée horizontalement le long de la partie supérieure de la coque. C’est la première pièce du “bordage”, qui va définir la courbure…

Maquette bateau bois voilier miniature artisanal en court de création

Début du chantier : La mise en place des premières lattes

La Pose de la Première Bordée : Le Navire prend sa Forme

Après l’assemblage de la quille et des couples, le chantier de L’Hermione franchit une étape symbolique et technique : la pose de la première bordée. C’est à ce moment précis que la silhouette du vaisseau commence à se dessiner et que le volume de la coque apparaît.

La précision au service de la courbure

Le bordage consiste à fixer de fines lattes de bois sur l’ossature du navire. La difficulté réside dans la contrainte imposée au bois : chaque latte doit épouser la courbure naturelle des membrures sans casser ni créer de tension excessive.

Comme on le voit sur la photo :

  • Un alignement rigoureux : La première latte est positionnée avec un soin extrême, car elle servira de guide pour toutes les suivantes. Un décalage d’un millimètre ici se répercuterait sur l’ensemble de la coque.

  • Le maintien par pression : L’utilisation de micro-pinces de serrage est indispensable. Elles permettent de maintenir chaque point de contact entre la latte et le couple le temps que la colle prenne, assurant ainsi une adhérence parfaite sur toute la longueur du navire.

  • La structure apparente : On devine encore le squelette robuste du vaisseau, qui sera bientôt totalement dissimulé sous sa robe de bois.

C’est un travail de patience qui demande de l’anticipation : il faut parfois humidifier le bois pour lui donner la souplesse nécessaire avant de le brider. Cette première rangée de bois est la fondation de l’étanchéité visuelle du modèle.

Élévation de la Coque : La Pose des Bordées Hautes

Une fois les premières lattes posées, le chantier naval entre dans une phase d’élévation. La pose des bordées hautes est une étape gratifiante car elle permet de fermer progressivement les flancs du navire et de stabiliser l’ensemble de la structure des couples.

Un alignement au millimètre

À cette étape, la précision est d’autant plus importante que nous approchons des ponts supérieurs. Chaque latte de bois doit être parfaitement jointive avec la précédente pour éviter tout jour disgracieux qui demanderait un rattrapage important au mastic.

Comme on peut l’observer sur les photos de mon atelier :

  • Le barrage de pinces : On ne lésine jamais sur les moyens de maintien ! J’utilise ici une combinaison de pinces de serrage classiques et de pinces à dessin métalliques (clips dorés). Ces dernières sont très pratiques pour appliquer une pression constante sur les bords fins des lattes sans marquer le bois.

  • La structure interne : Les vues plongeantes (photos 04 et 05) montrent l’ossature interne du navire. On distingue nettement le pont principal déjà en place, avec ses ouvertures prévues pour les mâts. Les bordées hautes viennent maintenant « ceinturer » ce pont, renforçant la rigidité structurelle de la maquette.

  • La courbure de poupe : Un soin tout particulier a été apporté à l’arrière du navire (poupe). C’est là que le bois subit les torsions les plus fortes pour épouser la forme arrondie du tableau arrière.

Préparer le terrain pour la finition

Cette montée des parois prépare également l’installation des futurs équipements : les sabords pour les canons, les rambardes et les accessoires de pont. Le navire ne ressemble plus à un squelette, mais bien à une coque de vaisseau de guerre prête à affronter les étapes de ponçage et de mise en peinture.

Pages : 1 2 3

Partager


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *