Éclairage

L’ouverture des sabords sur L’Hermione : la frégate montre les dents

Étape cruciale sur L’Hermione : l’ouverture des sabords ! Découvrez le traçage, la découpe minutieuse des ponts et la pose de la fenêtre arrière du château.

Maquette de bateau en bois avec détails de sabords

Entre le travail minutieux du doublage des bordées du premier pont et la grande phase de préparation de la coque avant peinture, il manquait une étape fondamentale à notre journal de bord. Et pas des moindres : le percement des sabords !

C’est à ce moment précis que la coque en bois lisse se transforme en un véritable navire de guerre. Les sabords, ces ouvertures carrées qui permettront plus tard de pointer les canons, rythment la ligne de la frégate et lui donnent toute sa prestance. C’est une opération délicate où l’erreur de coupe n’est pas permise. Voici comment j’ai procédé, du traçage jusqu’à l’habillage de la poupe.

Une préparation millimétrée

Le traçage des sabords à l’aide d’un gabarit

Avant de sortir le moindre outil de coupe, la règle d’or est le repérage. Pour s’assurer que l’alignement de la batterie de canons soit parfait et respecte la courbe naturelle du pont, j’ai utilisé un guide papier à l’échelle. Fixé temporairement sur le flanc de la coque, ce gabarit permet de marquer l’emplacement exact de chaque ouverture avec une grande précision. L’espacement doit être rigoureusement identique.

La rectification du haut des bordées hautes

Avant d’attaquer les percements proprement dits, une petite étape de mise à niveau s’imposait. Il a fallu rectifier et araser soigneusement la ligne supérieure des bordées hautes. Cette rectification garantit une belle horizontalité du pavois et offre une base propre pour les travaux à venir sur le pont supérieur.

L’étape fatidique : la découpe des sabords

Ouverture de la batterie supérieure (2ème pont)

Une fois les repères tracés et vérifiés, place à la découpe. J’ai commencé par les sabords du haut, situés sur le deuxième pont. Le travail se fait avec minutie, à l’aide de petits forets pour évider le centre, puis de limes fines carrées ou de scalpels de modélisme pour venir équarrir les angles. Le bois doit être coupé nettement, sans éclats, pour que les futurs mantelets s’y intègrent parfaitement.

Percement de la batterie principale (1er pont)

On descend d’un étage pour s’attaquer à la batterie principale du premier pont. La technique reste la même, mais la tension est toujours là ! L’alignement horizontal et vertical (par rapport aux sabords supérieurs) commence vraiment à dessiner le profil martial si caractéristique de L’Hermione de La Fayette.

Le charme des détails à la poupe

La pose de la petite fenêtre arrière du château

Pour terminer cette session de menuiserie navale sur une touche un peu plus délicate, je me suis penché sur l’arrière du navire. Au niveau du château, j’ai procédé à la découpe et à la pose de la petite fenêtre arrière. Contrairement aux sabords purement fonctionnels, cet élément architectural commence à apporter le raffinement et l’élégance propres aux navires du XVIIIe siècle.

Prochaine étape : on lisse tout ça !

Maintenant que la coque est percée et que notre frégate a trouvé son regard perçant, la structure principale est achevée. Mais avec toutes ces manipulations, collages et découpes, le bois a besoin d’une bonne séance de cosmétique.

Il est grand temps de préparer le terrain pour les couleurs. Rendez-vous dans le prochain article pour découvrir la préparation et le ponçage de la coque de L'Hermione avant la peinture !

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