Après avoir validé les structures techniques, il est temps de donner du relief à cette scène. Pour ce faire, j’utilise du polystyrène extrudé, un matériau léger et facile à sculpter, qui va servir de squelette à nos montagnes corses. L’objectif est de mettre en place les volumes principaux tout en intégrant parfaitement les éléments architecturaux.

Collage des arches du pont de la Muselle

Avant d’attaquer la sculpture pure, la première étape consiste à fixer les bases structurelles. J’ai procédé au collage des arches sur le support en bois. Cette phase est cruciale : l’alignement doit être parfait pour garantir la continuité de la voie ferrée. Comme on peut le voir sur les photos, j’utilise des cales et des poids pour maintenir une pression uniforme durant le séchage. 

C’est autour de ces points fixes que le relief va venir s’articuler, créant ainsi cette impression de pont “encaissé” dans la roche, typique de la géographie du Golo.

Sculture des reliefs

C’est ici que le diorama prend vie. En empilant des blocs de polystyrène extrudé, je crée d’abord une structure en “escalier” que je viens ensuite affiner.

  • Rive droite et rive gauche : J’ai travaillé les deux versants pour créer un vallonnement naturel.

  • Technique de taille : À l’aide d’un cutter et d’une râpe, je casse les angles vifs pour simuler l’érosion et les pentes abruptes.

  • Intégration de la route : Une attention particulière a été portée au passage de la route qui longe la montagne en rive droite. Il faut anticiper le dégagement nécessaire pour que les véhicules miniatures circulent de manière réaliste sous les surplombs rocheux. Les vues d’ensemble montrent bien comment le relief commence à “emprisonner” le pont, lui donnant son aspect monumental malgré l’échelle N.

Couche de pienture de protection

Une fois la sculpture terminée, le polystyrène est encore fragile et très sensible aux solvants (contenus dans certaines colles ou peintures futures). J’applique donc une couche de peinture de protection sur l’ensemble du relief. Cette sous-couche remplit deux fonctions : elle uniformise la surface pour mieux visualiser les volumes et elle prépare le terrain pour l’application ultérieure de l’enduit ou des textures rocheuses. Le gris neutre utilisé permet déjà de mieux percevoir les jeux d’ombre et de lumière sur les parois sculptées.

Conclusion

Ce premier modelage marque la fin du gros œuvre pour le paysage. Les volumes sont posés, les circulations (rail et route) sont réservées, et la structure est protégée. La prochaine étape sera passionnante : nous allons quitter le monde brut du polystyrène pour entrer dans celui du détail, avec la digitalisation et l’application des textures des arches et la mise en couleur finale de cet environnement sauvage.

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